Les poissons d’Amazonie

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Les poissons d’Amazonie 2017-05-18T20:34:39+00:00

3000 espèces de poissons d’Amazonie peuplent les fleuves et les rivières de la plus grande forêt du monde. C’est ici que l’on rencontre le plus grand nombre d’espèces de poissons d’eau douce du monde. Voici un petit descriptif des poissons les plus caractéristiques de la région.

 

Le pirarucu

poissons-am1L’arapaima gigas ou pirarucu (« poisson rouge » en langue indienne) est le plus gros poisson d’Amazonie, le plus gros d’Amérique et rien de moins que l’un des plus gros poissons d’eau douce du monde. Ce monstre peut atteindre 3 mètres de long et peser jusqu’à 250 kg. Il est doté d’écailles si résistantes qu’il est l’un des seuls animaux à ne pas craindre les piranhas.

Sa chair délicieuse, avec très peu d’arêtes, en fait un met très apprécié pour son plus grand malheur. La pêche intensive qu’il subit classe en effet le pirarucu poissons-am2sur la liste des espèces menacés d’extinction au Brésil… bien que ce poisson emblématique pare les billets de 100 réais.

 

Les piranhas

poissons-am3Les piranhas sont des poissons d’eau douce vivant dans les rivières d’Amérique du Sud. Leur nom vient du mélange des mots « poisson » et « dent » en langue Tupi-Guarani.

Les piranhas sont en effet réputés pour leurs dents très acérées (avec lesquels quelques tribus amérindiennes se fabriquent des ciseaux !) et leur voracité qui en font de terribles prédateurs carnivores.

poissons-am4Contrairement à ce que dit la légende, ils ne s’attaquent pas systématiquement aux êtres vivants mais ils sont attirés par la présence de sang dans l’eau et peuvent se regrouper pour s’attaquer à une proie plus grosse qu’eux (ils mesurent de 15 à 20 cm).

On compte une soixantaine d’espèces de piranhas et seulement 3 d’entre elles sont susceptibles de représenter un danger pour l’homme.poissons-am5

Autant dire que les accidents avec ces poissons sont extrêmement rares !

Sauf avec les amateurs de pêche, qui peuvent y laisser un doigt (ce sont des poissons coriaces et de loin ceux qui mordent le plus souvent à l’hameçon. Un bon conseil : bien leur fracasser le crâne avant de récupérer l’hameçon !).

poissons-am6La plupart du temps, les piranhas se déplacent en banc à l’affût de petits poissons à dévorer. Il est fréquent qu’ils s’attaquent aux filets de pêche bien garnis, provoquant de gros dégâts, quitte à y laisser leur propre vie. Rien d’étonnant donc à ce que ces poissons d’Amazonie soient considérés par les pêcheurs comme des animaux nuisibles.poissons-am7

D’autant que leur chair, qu’on préfère grillé, est assez quelconque et bourrée d’arêtes… C’est en outre une espèce qui a tendance à proliférer dans les zones polluées ou soumises à un braconnage intensif de caïmans, leurs plus grands prédateurs.

L’anguille électrique

poissons-am8L’anguille électrique tient son nom de son organe caractéristique : une plaque électrique couvrant jusqu’à 80 % de son corps, capable d’envoyer des décharges de 100 à 700 volts. De quoi tuer un homme, en somme.

Et évidemment, ces charmants poissons ont tendance à foncer dans le tas quand ils se sentent menacés. De plus, les chocs électriques peuvent survenir jusqu’à 8 heures après sa mort. On l’aura compris, ces poissons d’Amazonie ont bien peu de prédateurs.

poissons-am9Un conseil pour les amateurs de baignade : évitez de vous baigner la nuit dans des endroits où vous n’avez pas d’informations. De même, nuit et jour, tapez

du pied dans les eaux sableuses pour effrayer les raies qui y sont parfois enfouies !

Les décharges des anguilles leur servent d’une part à chasser ou à se défendre et d’autre part, à plus faible intensité, à poissons-am10s’orienter et trouver des partenaires sexuels.

Mais l’étrangeté de ces poissons d’Amazonie ne s’arrêtent pas là ! En effet, bien que possédant des branchies, il a la particularité de devoir remonter à la surface pour gober de l’air, les échanges gazeux se faisant dans sa bouche très vascularisée. Il peut ainsi effectuer de courts trajets sur terre !

Le candiru

poissons-am11On recense plusieurs espèces parasitaires ou nécrophages de ces charmants poissons. Les plus grands atteignent 40 cm mais la majorité ne dépassent pas 15 cm.

Ce poisson vorace, pratiquement aveugle et attiré par le sang et l’urée, a coutume de se nourrir en passant au travers des branchies de sa proie avant de lui sucer le sang de l’intérieur.

Le candiru est ainsi affublé du nom sympathique de « poisson-vampire » par les Brésiliens qui le pensent capable de se loger dans n’importe quel orifice du corps (caractéristique sujette à controverse).

poissons-am12Les touristes étrangers l’ont eux baptisé « poisson-bite » en raison d’un cas rapporté de parasitage de l’urètre masculin d’un un jeune homme de 23 ans qui, en 1997, se serait « oublié » dans les eaux d’une rivière amazonienne.

Aussi, malheureusement, la seule façon de déloger ses hôtes indésirables des parties sensibles est la chirurgie ou l’endoscopie; et c’est loin d’être simple dans les zones où se poisson sévit ! Ce pauvre jeune homme a dû attendre 4 jours avant qu’on lui retire ce poisson de 13,4 cm de l’endroit intime où il s’était agrippé.

 


Source à propos du candiru :

http://nature-extreme.psyblogs.net/2011/04/le-poisson-parasite-candiru-vampire-du.html


Pour aller plus loin :


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